Aujourd'hui nous sommes le 18 juillet c'est mon anniversaire ou plutôt notre anniversaire. C'est le premier que je faite sans ma s½ur. Il est 22h toute la famille est là . Tous font mine de se sentir parfaitement à l'aise ,d'être mort de rire. Même ma mère faisait mine de rire au blague de l'oncle Luc. Je trouve ça pathétique, c'est mon anniversaire mais aussi celui de Roxy alors pourquoi font-ils semblant de l'oublier ! Ils me dégoûtent tous !
-Avril viens souffler tes bougies ! s'écria mon père.
-J'arrive.
Je me pencha au-dessus du gâteau, prête à souffler mes bougies lorsque mon père prononça une phrase fatale à mon c½ur. :
-Allez les filles à trois... mon père ravala le reste de ses mots mais c'était trop tard il était inutile de le nier mon père avait dit « les filles » et non pas Avril. Ma mère s'écroula en sanglots, tous se précipitèrent vers elles dans un bruit digne d'un troupeau de buffles ... sauf mon père il ne bougeait plus et me regardait ! Il me fixait la bouche entrouverte l'appareil photo encore dans ses mains. Je détourna alors le regard et courut hors de la maison essayant de retenir mes larmes à tout pris jusqu'à ce que j'ai franchit le seuil de cette maison d'hypocrites.
-Avril! Avril ! Attend !
J'entendait mon père m'appelait au loin mais j'était déjà au coin de la rue je courait, pleurait sans m'arrêtait ! Je voulais disparaître et mourir !Oublier ! Tout oublier !
Les yeux pleins de larmes, je n'entendait plus rien, je ne ressentait plus rien comme si le monde c'était arrêtait rien que pour moi pour que je puisse pleurait en paix pour que je puisse savourait mon malheur.
Au bout de quelques minutes ou peut-être étaient-ce des heures, mes jambes ne me soutenait plus et en une fraction de seconde elles succombèrent sous mon poids. Je tombait à la renverse . Mon dos heurta violemment le sol et me coupa la respiration pendant une fraction de seconde avant de laisser place à un noir total. Mes yeux se fermèrent et je m'endormit seule en pleine nuit sur le trottoir dans une petite ruelle étroite et déserte sans personne pour venir à mon secours. Je mourrai de l'intérieur lentement et douloureusement...
De petites gouttes de pluies vinrent couler le long de mon visage et me réveillèrent.
Il me fallut quelques minutes pour distinguer l'endroit où je me trouvait. Mais malheureusement nous ne sommes pas dans un conte de fée. J'ai eu beau prié Roxy n'es pas venu me sauvée . Je me suis redressée dans la même ruelle face à un mur de briques d'une hauteur d'au moins 10 mètres. Je n'arrivait pas à me souvenir précisément de la manière par laquelle je m'était retrouvait dans cet endroit lugubre. Lorsqu'une foulée d'images revinrent sous forme de flash-back troubler mon esprit.... Mon père me fixant, ma mère pleurant. Après réflexion je me rendit compte que je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où je me trouvait. Dans ma course contre ce monstre invisible qui me rongeait de l'intérieur, j'avais peut-être parcouru plusieurs kilomètres, j'avais peut-être sombrait dans le sommeil pendant plusieurs heures. Je ne m'était toujours pas relevai et je m'aperçut très vite que j'était entourait d'une gigantesque flaque. Ma superbe robe rose à volant ressemblait à un vulgaire chiffon mouillé et taché. La haine et la tristesse avait laissé place à l'indifférence. Je ne ressentait absolument rien face à la situation. Je ne paniquait à l'idée d'être perdu. Je ne m'énervait à l'idée d'avoir bousillé ma robe en faite je ne faisait rien. L'action même de ne rien faire est très reposante et permet de se vider l'esprit, elle n'arrive qu'une seul fois dans une vie parfois même jamais. Je ne vous parle pas du « rien » dans le sens s'asseoir et attendre. Parce que lorsqu'on attend ,on pense lorsque l'on pense on réfléchit et lorsque l'on réfléchit on ne fait pas rien.
Non, Moi, à ce moment là je ne faisait Rien. Je ne penser à Rien, je ne regarder Rien et je ne ressentait Rien. Ce cours moment dura environ 30 secondes, assez de temps pour que j'oublie tout !Mes poumons réclamèrent de l'air et m'obligèrent à revenir sur terre et à respirer un oxygène pollué et souillé. Le simple fait de soulager mon corps en absorbant de l'air me demanda un effort considérable comme si à chaque inspiration je mourrai un peu plus, comme si à chaque inspiration quelqu'un venait me rappeler que l'être auquel je tenait le plus dans ce monde n'était plus là. Roxy était partit et c'était un fait indéniable mais tellement lourd.
Soudain, un bruit de réveil parvint jusqu'à mes oreilles. Ma montre, elle sonnait. Elle indiquait 4h30 du matin j'avais du dormir pendant des heures ! Quand soudain une panique intense m'envahit : mon diabète, ma montre m'indiquait qu'il fallait que je fasse une injection d'insuline et pas dans 30 ans. Mon c½ur battait la chamade ! J'était perdu dans un endroit dont je n'avais jamais vu la couleur à 4h du matin, j'allais mourir ! Une mort lente et très douloureuse dans laquelle mon corps me réclamera quelque chose que je ne pourrait jamais lui donner à temps....
Voilà ça vous à plus? Je suis assez satisfaite même si pour un premier chapitre c'est un peu dramatique =)
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